Une guerre maritime franco-espagnole pour s’accaparer le trafic TIR du Maroc

Marine Marchande
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Alors que la traversée du détroit de Gibraltar entre les ports de Tanger Med et Algesiras, monopolise pour le moment l’essentiel du trafic TIR entre le Maroc et le vieux continent, il semblerait que ce trafic très lucratif qui connait une croissance annuelle à deux chiffres depuis plusieurs années et qui a enregistré en 2016 une croissance de 11%, avec 263 233 unités TIR commence à aiguiser les appétits des français.

 

Ainsi, le port de Marseille qui n’a cessé d’essayer depuis bientôt plus de dix ans de relancer un trafic TIR en déclin entre le Royaume et la ville phocéenne semble cette fois-ci en bonne voie pour réussir son pari. 

En effet, de sources médiatiques on apprend que le groupe CMA CGM opérateur historique à travers sa filiale marocaine COMANAV de la première ligne maritime RORO entre Casablanca et Marseille s’apprêterait cette fois-ci à se lancer pour de bon.

Plusieurs armateurs étaient tentés jusque-là par la ligne, mais ne s’étaient jamais essayé, à cause de la mauvaise conjoncture du secteur du transport maritime international. Mais, il semblerait que les restrictions que le voisin ibérique commence à poser à la libre circulation des opérateurs marocains du TIR notamment à travers le rationnement du nombre des autorisations bilatérales, semble convaincre de plus en plus de professionnels à contourner la voie espagnole.  

En tout cas, la ligne qui devrait être lancée officiellement en novembre prochain, sera opérée avec deux navires rouliers affrétés par CMA CGM qui devraient appareiller tous les samedis au départ de Marseille et Tanger. 

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