Industrie Navale : Les investissements arrivent, la société CNAF nouveau concessionnaire du chantier naval du port d'Agadir

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Il semblerait que la nouvelle stratégie industrielle pour le développement des infrastructures dédiées à l’industrie de la construction et de la réparation navale mise en place par le Ministère de l’Equipement, du Transport et de la Logistique et le Ministère du Commerce et de l’Industrie commence à donner ses fruits.

Ainsi, après plusieurs appels d'offres infructueux depuis 2014 pour la concession du chantier naval du port d'Agadir, l'ANP vient d’attribuer cette concession après un long processus de sélection et de négociation avec différents soumissionnaires.

L’Agence vient en effet de signer les conventions de concession de cette infrastructure avec la société Chantier Naval d’Agadir Founty (CNAF) qui a été déclarée adjudicataire. Le développement du chantier naval du port d’Agadir se fera ainsi, dans le cadre d’un partenariat public privé.

Pour rappel, le port d’Agadir abrite actuellement des infrastructures de construction et réparation navales dont l’exploitation présente une marge d’optimisation. Le chantier naval existant actuellement dans le port d’Agadir est le 2ème pôle de réparation navale industrielle au Maroc après celui de Casablanca.

Il dispose de 3 infrastructures de levage situées dans 3 bassins différents : une plateforme élévatrice au niveau du port de commerce, une cale de halage au niveau de l’ancien port de pêche, et une darse à portique à sangles non équipée à l’emplacement du nouveau port de pêche.

Le chantier naval d’Agadir se positionne principalement sur la réparation des navires de pêche côtière et hauturière. En 2013, plus de 900 navires de pêche se sont fait réparer dans ce chantier, dont 70% au niveau de la plateforme élévatrice et 30% au niveau de la cale de halage.

La plateforme élévatrice est également utilisée pour les navires de servitude portuaire et les navires militaires de la marine royale, dans la limite de sa capacité de levage. La cale de halage quant à elle est principalement monopolisée par des navires de pêche côtière en bois.

Le nouveau Plan Directeur des Infrastructures portuaires dédiées à la construction et la réparation navales au Maroc du Ministère de l’Equipement, du Transport et de la Logistique, a clairement identifié les nouveaux axes stratégiques pour le développement du chantier naval du port d’Agadir.

Ce dernier doit renforcer son positionnement sur la réparation et la construction navales ; le chantier connaîtra 2 phases dans son développement : l’optimisation des infrastructures existantes sur le court terme, la construction d’un nouveau chantier similaire à un autre emplacement du port, sur le long terme ;

En réparation navale, le chantier naval d’Agadir se positionnera principalement sur la réparation de la flotte de pêche côtière et hauturière opérant dans la zone, des navires de servitude portuaire. La réparation de petits navires marchands jusqu’à 60 m de long et 1 000 T pourra se faire de façon plus occasionnelle, lorsque des navires en escale à Agadir nécessiteront des réparations urgentes. Pour les réparations d’usage telles que les arrêts techniques, les navires marchands se font généralement réparer à vide dans les ports situés en tête de ligne.

En construction navale, le chantier pourra abriter la construction de navires jusqu’à 50 m de long : navires de pêche côtière et hauturière, et de servitude portuaire.  Comme dans tout chantier de construction navale, le carnet de commande en constructions neuves dépendra de la capacité technique des constructeurs, des terre-pleins disponibles et des tendances du marché.

Cette stratégie nécessitera un investissement de 350 MDHS à l’horizon 2025 et permettra de générer des capacités annuelles de production industrielle de 350.000 heures de travail dans la réparation navale et de 600.000 heures de travail dans la construction navale soit des milliers d’emplois à la clé.

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