Mohammed LARAKI, président du Groupe OMP abat ses cartes

Pêche
Typography

C’est à un véritable exercice de transparence et de communication à bâton rompu auquel s’est livré le patron du Groupe OMP durant la conférence de presse organisée ce mardi à Rabat. Le Groupe, dont l’arrêt de la flotte (56 navires) et les sites industriels de TAN TAN  depuis bientôt un an ont mis au chômage quelque 2200 salariés, est au bord de l’agonie.

Le PDG du groupe, impute  la fragilité que vit actuellement celui-ci, à plusieurs facteurs historiques et conjoncturels qui ont été à l’origine de ses difficultés financières. Mais, il semblerait que la situation de l’OMP ait été aggravée par l’accroissement important de son endettement couplé à la crise de la pêcherie céphalopodière depuis 2002. L’absence de soutien de l’Etat aux projets de développement du Groupe  et à la région de Tan Tan a été également pointée du doigt.

N’empêche, le management du Groupe assure qu’il a entrepris l’ensemble des démarches nécessaires pour convaincre ses partenaires, principalement les banques, pour continuer leur soutien. D’ailleurs, comme gage de leurs bonnes volontés, les actionnaires du Groupe ont effectué successivement plusieurs opérations de recapitalisation durant les dernières années pour un montant global de prés de 660 MDHS.

Mais face au véto inexplicable du département de la pêche et son refus de déblocage des dossiers d’investissements présentés par le Groupe surtout à l’AMDI, le patron du Groupe n’hésite pas à crier à une conspiration qui viserait son entreprise, mais surtout qui détruit les quelques 2200 emplois directs existants et hypothèquent la création de plus 3300 nouveaux pour la région de TAN TAN.

Les salariés du Groupe qui ont entamé depuis plusieurs mois un sit-in ouvert devant le département de la pêche, se sont montrés solidaires de la direction de leur entreprise et ont renouvelé leur attachement à préserver leur emploi.

Recevez notre newsletter