Corée du Sud: l'UE enquête sur l'union des deux premiers chantiers navals au monde

Industrie
Typography

La Commission européenne a ouvert mardi une enquête approfondie sur le projet d'union des deux premiers chantiers navals au monde, les sud-coréens Hyundai Heavy Industries et Daewoo, inquiète de ses conséquences pour la concurrence.

Annoncée le 31 janvier dernier, l'acquisition par Hyundai Heavy Industries d'une part majoritaire dans Daewoo pourrait avoir des répercussions importantes sur les compagnies maritimes européennes, clientes de ces deux armateurs, explique-t-elle dans un communiqué. Cette situation justifie qu'elle s'en préoccupe.

La Commission a identifié quatre marchés où cette concentration pourrait être problématique: les grands porte-conteneurs, les pétroliers, les transporteurs de gaz naturel liquéfié et les transporteurs de gaz de pétrole liquéfié.

Gardien de la concurrence dans l'UE, l'exécutif européen craint par exemple que les armateurs de l'Union n'aient pas un pouvoir de négociation suffisant pour peser sur la nouvelle entité issue de la concentration, ce qui pourrait se traduire par une hausse des prix des navires et une réduction du choix des bateaux.

Par conséquent, la Commission va enquêter et présenter au plus tard ses résultats le 7 mai 2020. L'ouverture d'une investigation ne préjuge en rien du résultat.

Il est très rare que la Commission européenne interdise une fusion: elle en bloque en moyenne une ou deux par an.

Le plus souvent, elle demande en échange de son feu vert aux compagnies qui veulent s'unir de procéder à des désinvestissements (ventes d'activités ou de sites) afin de laisser un peu de place à leurs rivaux.

Ajouter un Commentaire

Les commentaires publiés n'expriment pas la position de MaritimeNews.
Cher lecteur et lectrice, les commentaires sont libres, sans contrôle apriori, alors
soyez responsable, exprimez vous sans citer les noms des personnes ou des organismes en cas de critiques.


Code de sécurité
Rafraîchir