L'OMI appelle à l'action pour lutter contre la piraterie dans le golfe de Guinée

Sécurité Maritime
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L'Organisation maritime internationale (OMI) a appelé à une collaboration et à une action accrues pour lutter contre l'escalade du nombre et de la gravité des attaques dans la région du golfe de Guinée.

Dans une résolution sur les mesures recommandées pour lutter contre la piraterie et les vols à main armée dans le golfe de Guinée, adoptée par le Comité de la sécurité maritime (CSM), l'OMI invite les États membres, les autorités nationales, les Nations unies et les autres organisations concernées à envisager de renforcer l'application de la loi pour arrêter et poursuivre les pirates dans les juridictions concernées, conformément au droit international et aux cadres juridiques nationaux. Dans le même temps, les États côtiers sont invités à harmoniser les sanctions pénales.

En outre, l'OMI a appelé à une meilleure gouvernance des solutions de protection disponibles, telles que les navires d'escorte de sécurité pour aider d'autres navires, conformément au droit international et dans le respect de la souveraineté, des droits souverains et de l'intégrité territoriale des États côtiers.

Les États membres, les autorités nationales, les Nations unies et les autres organisations concernées sont instamment priés de soutenir et d'encourager une participation plus large au Forum de collaboration maritime du Golfe de Guinée (GoG-MCF/SHADE GoG) ainsi qu'à d'autres plateformes, telles que le G7++ Friends of the Gulf of Guinea (G7++FoGG), selon une déclaration de l'OMI.

"Cela contribuera à améliorer la sécurité et la sûreté maritimes dans la région et facilitera le renforcement des mécanismes de coopération pour la patrouille et la protection maritimes régionales", a souligné l'OMI.

La résolution souligne la nécessité d'une plus grande collaboration avec toutes les parties prenantes essentielles, y compris le partage d'informations sur la criminalité et l'illégalité maritimes, l'utilisation de la connaissance du domaine maritime comme le MDAT-GoG (Maritime Domain Awareness for Trade for the Gulf of Guinea) et l'utilisation des capacités de patrouille de surface et/ou aérienne.

La résolution demande au secrétaire général de l'OMI d'utiliser pleinement les fonds de coopération technique pour soutenir le renforcement des capacités dans la région afin de lutter contre la piraterie et le vol à main armée et d'envisager la création d'une plate-forme commune pour le partage d'informations entre les mécanismes existants (notamment le MDAT-GoG, le centre C4i de la NIMASA, les centres régionaux de signalement, le centre de signalement des actes de piraterie de l'IMB de la CPI et les entités compétentes chargées de l'application de la loi).

En outre, selon le communiqué de l'OMI, les États membres, les organisations internationales et les parties prenantes concernées sont invités à contribuer financièrement au Fonds fiduciaire de l'OMI pour la sûreté maritime en Afrique occidentale et centrale.

La résolution salue les autres efforts continus déployés dans la région pour enrayer la piraterie et les vols à main armée contre les navires dans le golfe de Guinée, notamment l'élaboration de lois anti-piraterie, le projet Deep Blue du gouvernement nigérian, le centre de coordination interrégional (ICC Yaoundé) et la mise en place en cours du système d'intégration régionale de l'architecture de Yaoundé (YARIS).

Sur la base des rapports soumis à l'OMI, en 2020, le nombre d'incidents se déroulant dans le golfe de Guinée (Afrique de l'Ouest) a augmenté à 90, soit 20 de plus qu'en 2019, avec un total de 112 membres d'équipage signalés comme enlevés ou disparus.

Cela représentait une proportion importante du total de 226 incidents de piraterie et de vols à main armée survenus ou tentés contre des navires en 2020 dans le monde. Cette année, à ce jour, 23 incidents ont été signalés dans la région de l'Afrique de l'Ouest, selon l'OMI.

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