Après Tanger Med, les espagnols s’inquiète de la montée en puissance de l’industrie navale marocaine

Industrie
Typography

Il semblerait que l’industrie navale va être le nouveau terrain de la compétition entre le Maroc et son voisin espagnol.

 

La récente inauguration par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu le Glorifie, de la nouvelle zone chantier navale du port de Casablanca, qui dispose des infrastructures les plus modernes pour la construction et la réparation navales de la région Sud de la Méditerranée et de la façade Atlantique d’Afrique, commence à inquiéter sérieusement nos voisins espagnols qui ne voient pas d’un bon œil cette soudaine montée en puissance de l’industrie navale marocaine.

En effet, la flotte marocaine surtout de la pêche hauturière a toujours été considérée comme un client privilégié des chantiers navals espagnols surtout de Las Palmas (îles Canaries) et ceux situés dans le Sud de l’Espagne.

Nos voisins ibériques gardent à l’esprit, l’épisode de la décision stratégique du défunt souverain Feu Hassan II vers la fin des années 80s qui avait ordonné le rapatriement de la flotte marocaine de pêche hauturière qui était basée à Las Palmas (îles Canaries) aux ports sud du Royaume, notamment ceux d’Agadir et Tan Tan ce qui avait constitué un coup dur pour l’économie des ports espagnols.

Mais malgré cette donne, les ports espagnols de Las Palmas avaient pu garder la flotte marocaine de pêche hauturière comme client dans la construction et la réparation navales vu l’absence de capacités et d’expertises nationales.

De même, l’incident de l’ilot marocain de Leila en juillet 2002 et qui est situé au nord du Royaume et qui aurait pu tourner à l’affrontement naval militaire entre le Maroc et l’Espagne a constitué une alerte majeure sur l’autonomie stratégique du Royaume en matière d’industrie navale, puisque certaines unités maritimes militaires marocaines étaient de construction espagnole et dépendaient fortement dans leur maintenance de chantiers navals espagnols, c’est d’ailleurs cette situation qui a poussé le Maroc ces dernières années à diversifier ses pays fournisseurs pour ses unités navales militaires entre Pays-Bas, France et Espagne.

Aujourd’hui, Grâce à la Vision Royale de souveraineté Industrielle et Maritime de véritables écosystèmes industriels dans la construction et la réparation navales commencent à émerger fortement au port d’agadir et au port de Casablanca.

Nos partenaires français qui ont déjà commencé à s’en inquiéter, surtout après le succès du premier export d’un navire de pêche hybride construit au Maroc, ont décidé rapidement de couper les financements étatiques ou bancaires français à toute unité de pêche construite au Maroc pour le compte d’armateurs de pêche français.

Nos amis espagnols eux étudient d’autres stratégies, peut être moins frontales pour ne pas réveiller les soupçons marocains, c’est pour cela que la coopération maroco-espagnole dans le domaine de l’industrie navale, autant elle présente de véritables opportunités de collaboration, autant, le Maroc ne doit pas être naïf à certaines offres qui pourraient paraitre très alléchantes de façade mais s’avérer ensuite un piège en haute mer et comme dit l’adage marocain ton frère dans la profession et qu’on le veuille ou non ton pire ennemi.