Le déficit commercial marocain devrait atteindre 21,3% du produit intérieur brut (PIB) en 2025, pour se situer à 21,1% en 2026, contre 19,1% en 2024, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP) dans son Budget économique prévisionnel (BEP) 2026.
Le HCP souligne que « dans un contexte marqué par des incertitudes géopolitiques persistantes et une croissance modérée en Europe, les perspectives du commerce extérieur national pour 2025 et 2026 s’annoncent contrastées ».
En particulier, les secteurs automobile et textile devraient être confrontés à des défis structurels liés à la transition énergétique et à la faiblesse de la demande européenne. À l’inverse, les exportations de phosphates ainsi que de produits agricoles et agroalimentaires devraient poursuivre leur tendance favorable.
Le volume total des exportations de biens devrait ralentir en 2025 avant de rebondir à 6,7% en 2026, reflétant la dynamique de l’offre exportable et l’élargissement progressif des débouchés internationaux.
Du côté des services, le secteur touristique continuera de soutenir la croissance des exportations liées aux voyages et au transport. Cette dynamique devrait se renforcer en 2026, le Maroc consolidant sa position en tant que destination attractive, se classant 13ème mondialement en termes de croissance touristique et occupant le premier rang en Afrique et au Moyen-Orient, selon l’ONU-Tourisme.
Ainsi, le volume global des exportations de biens et services devrait progresser de 6,2% en 2025 et 7,1% en 2026.
Concernant les importations, elles devraient maintenir une trajectoire haussière, soutenue par la vigueur de la demande intérieure. Les importations de produits agricoles et agroalimentaires ont connu une hausse modérée en 2025, notamment le blé, en raison d’une production céréalière nationale insuffisante, et les animaux vivants, afin de soutenir le cheptel après plusieurs années de sécheresse. En 2026, l’évolution des importations alimentaires devrait s’atténuer, bénéficiant des retombées positives de la production nationale.
Les importations de demi-produits et de produits d’équipement devraient également croître en 2025 et 2026, portées par l’accélération des investissements dans les infrastructures et la mise en œuvre de projets stratégiques. Quant aux produits énergétiques, leur volume d’importation devrait rester soutenu sur la même période.
Dans l’ensemble, le volume des importations de biens et services devrait progresser de 13,2% en 2025 et de 8,4% en 2026.