M. Rabbah insiste sur "les ingrédients" nécessaires au développement de l'économie maritime à l'échelle de l'Afrique

Marine Marchande
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Le ministre de l'Equipement, du transport et de la logistique, Aziz Rabbah, a établi, jeudi à Dakar, un diagnostic de l'ensemble "des ingrédients à préparer" pour le développement de l'économie maritime à l'échelle du continent africain.
​​Il s'agit, en premier lieu, de la formation de ressources humaines qualifiées dans la mesure où "on a besoin de former des dizaines de milliers de personnes à l'échelle africaine", a expliqué M. Rabbah, dans une déclaration à la MAP en marge de la cérémonie d'ouverture de la 2è édition du Salon maritime de Dakar (SMD).

Parmi "ces ingrédients", figure également le développement des services portuaires en ce sens, a-t-il fait observer, qu'"il y a aujourd'hui des expériences en terme de concession qui méritent d'être revues, analysées et évaluées, parce qu'on a besoin d'avoir des partenaires nationaux et internationaux de qualité pour que le service au niveau des ports soit également de qualité et apte à gagner en terme de compétitivité portuaire".

De l'avis du ministre, si d'importants investissements ont été consentis dans le domaine des infrastructures, il reste à investir dans le système des outils, car, a-t-il estimé, d'importantes activités à caractère économique ont besoin d'être accompagnées.

"La pêche constitue, certes, un véritable secteur de l'économie maritime, mais il ne faut pas oublier qu'il y a d'autres activités comme l'industrie navale, le tourisme maritime, le dessalement et tout un ensemble d'activités liée à la mer", a-t-il soutenu.

M. Rabbah a, par ailleurs, indiqué que le Salon de Dakar offre une occasion pour "échanger les expériences, et débattre de certaines questions qui sont cruciales, dont le financement de l'économie maritime, l'accompagnement de la mise à niveau du secteur informel et la mise à niveau des différents acteurs qu'ils soient privés ou publics".

"Toute l'Afrique a besoin de ce Salon parce qu'on a besoin de se réunir pour discuter de la logistique de manière globale, et en particulier de la logistique et de l'économie maritime", a-t-il souligné, se réjouissant du fait que cette manifestation, qui est à sa deuxième édition, se distingue par la présence remarquée du secteur privé.

Sur le plan des relations séculaires distinguées liant le Maroc et le Sénégal dans différentes secteurs, il a relevé que "la coopération économique ne pourrait se renforcer que par des investissements de part et d'autre", mettant l'accent sur "l'importance de la connexion maritime en tant que volet important dans le renforcement des rapports économique entre les deux pays".

"Le Sénégal a investi beaucoup dans le domaine des infrastructures et de même pour le Maroc qui a lancé en 2012 la stratégie portuaire qui vise à passer de 100 millions à 300 millions tonnes", a-t-il relevé, insistant sur la nécessité de favoriser le développement d'un réseau portuaire "connectant toute l'Afrique, en passant par le renforcement de la connexion maritime entre Tanger, Casablanca et Dakar".

Placé sous le thème "Enjeux et défis de la pêche et de l'économie maritime pour l'émergence", le salon maritime de Dakar auquel participe le Maroc en tant qu'invité d'honneur, réunit les représentants des ministères de la pêche, de l'aquaculture, des transports maritimes et des activités portuaires, des acteurs, des partenaires techniques et financiers nationaux et internationaux, des médias, des ONG et d'autres institutions.

Conduite par le ministre de l'équipement, du transport et de la logistique, la délégation marocaine prenant part à cet événement comprend notamment la secrétaire général du département de la pêche maritime, Mme Zakia Driouich, et l'ambassadeur du Maroc à Dakar, M. Taleb Berrada.

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