Convention de coopération entre le Maroc, le Japon et le Djibouti pour la formation du personnel navigant des garde-côtes djiboutiens

Marine Marchande
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Le Maroc, le Japon et le Djibouti viennent de signer une convention de coopération tripartite pour la formation du personnel navigant des garde-côtes de la République de Djibouti, dans le cadre d'une coopération entre l'Agence japonaise de la coopération internationale (JICA) et le ministère de l'Equipement, du transport et de la logistique. ​

Signée par la directrice de l'Institut Supérieur d'Etudes Maritimes (ISEM), Mme Amane Fethallah, le Représentant Résident de la JICA au Maroc, M. Shogi Koichi et le Colonel des Garde-côtes de Djibouti, M. Waiss Omar Bogoreh, cette convention prévoit l'organisation de deux cursus de formation pour le personnel navigant des vedettes des garde-côtes djiboutiens, souligne ISEM dans un communiqué parvenu dimanche à la MAP.

La formation, l'hébergement et le séjour des candidats sont financés par la JICA, tandis que les cursus, dont le démarrage est prévu du 20 avril au 4 septembre 2015, seront assurées par les enseignants de l'ISEM, spécialisés dans la formation des officiers de la marine marchande.

A noter qu'il s'agit de la première convention du genre conclue entre l'ISEM et l'Agence au profit de la République de Djibouti. Il s'agit de la formation de 10 capitaines de navire, dont la jauge brute est inférieure ou égale à 500 UMS et la formation de 10 officiers mécaniciens des navires, dont la puissance motrice est inférieure ou égale à 750 Kw.

Les participants qui réussiront le cursus de la formation des capitaines de navire, dont la jauge brute est inférieure ou égale à 500 UMS, seront notamment aptes à planifier et effectuer une traversée à proximité du littoral et déterminer la position du navire, assurer le quart à la passerelle en toute sécurité, faire face aux situations d'urgence et répondre à un signal de détresse en mer. Ils seront également capables de manœuvrer le navire et faire fonctionner les machines d'un navire de faibles dimensions, garantir le respect des prescriptions relatives à la prévention de la pollution, maintenir la navigabilité du navire et faire fonctionner les engins de sauvetage.

Aussi, les participants qui réussiront le cursus de la formation d'officier mécanicien des navires, dont la puissance motrice est inférieure ou égale à 750 kW auront acquis les compétences nécessaires pour, notamment, gérer le fonctionnement des machines de propulsion, faire fonctionner et surveiller l'appareil propulsif et les machines auxiliaires, évaluer leur performance et assurer leur sécurité, gérer le fonctionnement du matériel de commande électrique et électronique et gérer le dépannage et la remise en état de marche du matériel de commande électrique et électronique, précise-t-on de même source.

Pour rappel, l'ISEM est un établissement public sous la tutelle du ministère de l'Equipement, du transport et de la logistique, dédié à la formation et la recherche dans les domaines maritime et portuaire et activités connexes. Créé en 1978, l'Institut a formé plus de 3.500 lauréats, officiers navigants dont 300 issus des pays africains et asiatiques.

Le département formation continue de l'ISEM développe une offre au catalogue et à la carte pour répondre aux besoins des acteurs du secteur maritime et portuaire. Les formations de l'ISEM sont accréditées par le ministère de l'Enseignement supérieur et conformes aux recommandations de l'OMI (STCW).

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