L'armateur allemand Hapag-Lloyd va fusionner avec United Arab Shipping Company (officiel)

Marine Marchande
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L'armateur allemand Hapag-Lloyd a annoncé lundi avoir signé un accord de fusion avec un groupe de Dubaï, United Arab Shipping Company (UASC), ce qui devrait permettre à la nouvelle structure de compter parmi les cinq premiers transporteurs mondiaux de conteneurs.

"Hapag-Lloyd et United Arab Shipping Company ont signé un accord pour fusionner les deux entreprises", a fait savoir l'armateur allemand dans un communiqué.

Ce rapprochement, qui doit encore recevoir l'aval des autorités concernées, devrait devenir réalité d'ici la fin 2016, espère Hapag-Lloyd.

Une fois cette union scellée, le nouveau groupe comptera une flotte de 237 navires, dotés d'une capacité de transport de 1,6 million de conteneurs EVP (équivalent vingt-pieds), et comptera parmi les cinq plus grands transporteurs de conteneurs du monde, assure Hapag-Lloyd.

"Cette fusion stratégique a beaucoup de sens pour les deux armateurs, dans la mesure où nous sommes capables de combiner la présence émergente mondiale de UASC et la flotte très efficace, la couverture de marché diversifiée et la forte base de clients de Hapag-Lloyd", a commenté le président-directeur général de l'armateur allemand, Rolf Habben Jansen, cité dans le communiqué.

Le nouveau groupe ainsi formé sera enregistré et coté en Allemagne et son siège sera situé à Hambourg (nord). En retour, les fonds qatari Qatar Holding LLC et saoudien Public Investment Fund deviendront actionnaires de la structure, avec respectivement 14% et 10% des parts.

Ancienne filiale du groupe de tourisme TUI, Hapag-Lloyd, qui vient par ailleurs de nouer un partenariat avec cinq groupes asiatiques, avait annoncé en avril ouvrir des discussions de fusion avec UASC, alors que le secteur du transport maritime souffre de surcapacités face à une demande internationale en baisse.

Concurrent direct du français CMA CGM, Hapag-Lloyd avait déjà gagné en poids sur le marché mondial du transport maritime, en rachetant en 2014 l'activité conteneurs du chilien CSAV, devenu en retour actionnaire de l'armateur hambourgeois.

A la Bourse de Francfort, les investisseurs fuyaient l'action Hapag-Lloyd, qui chutait de 8,44% à 17,20 euros à 09H06 GMT.

Davantage que la fusion avec UASC, c'est plutôt un avertissement sur résultat publié en parallèle qui semblait peser.

"L'évolution des taux de fret étant nettement plus faible qu'attendu", l'armateur table désormais sur un résultat brut d'exploitation (Ebitda) "clairement en baisse" en 2016 par rapport à 2015.

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