A la veille de l’ouverture du MARFOR 2016, des élèves-officiers de l’ISEM racontent leurs désespoirs

Marine Marchande
Typography

Ils ont l’impression qu’ils ne sont la que pour parader devant les hôtes de Madame la Directrice ou pour faire partie du décor du cérémonial, des élèves-officiers de l’ISEM se sont confiés et disent ne pas comprendre pourquoi leurs vrais problèmes, comme l’embarquement ou l’équivalence de leurs diplômes ne sont pas traités.
Ainsi, comme l’a confirmé la directrice de l’institut lors de son discours à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la femme maritime organisée par WISTA Morocco, les élèves-officiers filles n’arrivent toujours pas à trouver des embarquements pour compléter leur formation pratique à bord des navires. 
 
Il est vrai, qu’on compte de plus en plus de filles parmi les promotions de l’ISEM, mais à quoi bon si aucune d’elles ne trouve des embarquements pour avoir son brevet.
 
Aujourd’hui, on compte des promotions de 50 élèves-officiers par an alors que la flotte nationale ou embarquer est quasi nulle, pourquoi avoir recruté alors autant d’étudiants alors que le secteur du transport maritime est en crise depuis quatre ans ?
 
Les élèves-officiers sans embarquement se comptent aujourd’hui par dizaines, pour certains l’attente est longue, elle dure depuis bientôt deux ans, sans qu’aucune issue ne soit trouvée. Même, la cellule d’embarquement qui avait été mise ne place par le Ministère entre la DMM et l’ISEM pour assurer le suivi de l’embarquement des élèves-officiers ne se réunit plus.  
 
Dernier coup de grâce pour les élèves-officiers, l’OCP qui a d’importants besoins en termes d’officiers pour ses activités d’exploitation portuaire a fermé les vannes de recrutement des nouvelles promotions en cause le déclassement du diplôme de l’ISEM d’un Bac+4 à Bac+3.
Recevez notre newsletter
Pas de connexion Internet