Affaire Comanav: Le parquet requiert la condamnation des accusés

Sécurité Maritime
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altLe parquet général près la Cour d'appel de Rabat a requis la condamnation des personnes poursuivies dans l'affaire "Comanav", soulignant que les accusations retenues à leur encontre étaient avérées.

Dans son réquisitoire, mercredi devant la Chambre criminelle chargée des crimes financiers à la Cour d'appel de Rabat, le représentant du parquet général a estimé que les accusations retenues contre les six personnes poursuivies dans le cadre de cette affaire étaient avérées, notamment "la constitution d'une bande criminelle" et les délits de "divulgation de secret professionnel, participation et entrave à la liberté du travail", accusations confirmées par le contenu des conversations téléphoniques.

La Cour a procédé, mercredi lors d'une séance à huis clos, à l'écoute d'un enregistrement comportant une conversation téléphonique effectuée entre le mis en cause principal et un autre accusé poursuivi dans la même affaire. Elle a décidé par la suite de lever la séance et de ne pas admettre une requête présentée par la défense visant à convoquer les témoins.

La défense a en revanche estimé, après avoir entendu l'enregistrement, qu'il y a incompatibilité entre le procès-verbal établi par la police judicaire et l'enregistrement. Par la suite, la Cour a décidé de reporter les auditions consacrées à la défense aux 18, 30 janvier et 6 février.

Six personnes sont poursuivies dans cette affaire qui a été déférée, le 19 juin dernier, devant le procureur général du Roi près la Cour d'appel de Rabat, à savoir l'ex-directeur général de la Comanav, le directeur central des ressources humaines, un attaché à l'institut scientifique de la pêche maritime, le secrétaire général du syndicat des marins, le secrétaire général du syndicat des dockers, ainsi qu'un marin, et ce pour "constitution d'une bande criminelle, préparation pour l'atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat, incitation et participation au sabotage d'établissements publics (ports et bateaux), entrave à la liberté du travail, et divulgation du secret professionnel".

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