La SNCM décide de passer le navire grec qu'elle a affrété sous pavillon

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La direction de la SNCM a validé la décision d'affréter un bateau grec pour desservir la Tunisie et la Corse, et de le passer sous pavillon français de 1er registre, donc avec un équipage français comme le réclamaient les syndicats, lors du conseil de surveillance qui s'est tenu mercredi après à Paris.

"Sur proposition du Directoire, le Conseil de Surveillance a validé l'affrètement du Venizélos et décidé qu'il s'agirait d'une location de longue durée permettant la francisation du pavillon et confirmant ainsi l'attachement de toute la Compagnie au Pavillon Français 1er registre", a indiqué la compagnie dans un communiqué.

Mardi, la CGT avait appelé à une deuxième grève en 15 jours, protestant contre le fait que ce bateau, affrété à l'armateur grec Anek Lines en remplacement du bateau l'Ile de Beauté, ne soit pas inscrit au pavillon français de 1er registre. Sans cette inscription, le bateau conservait son équipage de conduite grec - la SNCM ne fournissant que le personnel d'hôtellerie. Il pourra donc désormais être manoeuvré par un équipage de marins français.

Le conseil de surveillance a également abordé le plan stratégique d'entreprise, autre source de tension avec les organisations syndicales, qui avaient demandé, avec les représentants de l'Etat, que ce sujet soir à l'ordre du jour.

L'actionnaire majoritaire - actuellement Veolia Transdev, filiale codétenue par Véolia et la Caisse des dépôts - avaient en effet mis à l'arrêt le plan préparé par le PDG Marc Dufour.

Ce dernier prévoyait le renouvellement de la flotte nécessaire pour réduire les coûts de fonctionnement, en s'appuyant sur des opérateurs financiers extérieurs qui achèteraient les navires et les loueraient à la compagnie.

Plusieurs "options" ont été présentées par l'actionnaire, "notamment celle intégrant le renouvellement de la flotte avec quatre" nouveaux navires proposés, indique la SNCM.

Joint par l'AFP, le représentant des actionnaires-salariés au conseil de surveillance et délégué syndical CFE-CGC.Maurice Perrin dit prendre "acte" de ces avancées. ""Les choses bougent. Rien n'est réglé, tout reste à faire", poursuit-il.

Les syndicats et représentants de salariés s'inquiètent en effet de l'absence de plan d'affaires défini, alors que la société est en lice pour l'attribution de la prochaine délégation de service public (DSP) pour la desserte de la Corse pendant 10 ans.

L'évolution de l'actionnariat n'a revanche pas été abordé, fait savoir M. Perrin.

Veolia Environnement a en effet annoncé la reprise en direct des 66% de la SNCM actuellement détenus par Veolia Transdev, une "remontée" là aussi contestée par les syndicats qui ne voient pas d'un bon oeil le fait de devenir l'unique filiale transport de Veolia Environnement, spécialisé dans l'eau, l'énergie et la propreté.

Avec cette remontée, Veolia se désengagerait en effet partiellement de Veolia Transdev au profit de la CDC.

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