Algérie: Le gouvernement accuse les armateurs étrangers de transférer illégalement des devises (4 Milliards US$ pour le fret et 2 Milliards US$ de surestaries)

Marine Marchande
Typography

Le gouvernement accuse les armateurs étrangers de transférer illicitement des devises. « Ces compagnies font des transferts, y compris la TVA (taxe sur la valeur ajoutée). Je le dis, et je l’assume», a déclaré Mohamed Benboushaki, directeur de la Marine marchande et des ports au ministère des Transports à la Radio nationale, ce dimanche 6 mars, en dénonçant les prix prohibitifs pratiqués par les armateurs étrangers dans les ports secs.

« Nous sommes sous le diktat de trois ou quatre compagnies maritimes de transport maritime. Ces compagnies ont ouvert des ports secs où elles transfèrent directement les marchandises venant de l’étranger », a-t-il accusé, en précisant que les prix pratiqués par ces armateurs dans les ports secs sont parfois cinq fois supérieurs à ceux des ports humides, qui sont gérés par les entreprises portuaires (publiques).

Pour mettre fin à « ces dérapages qui coûtent cher au Trésor public », le gouvernement a décidé de « geler la création de ports secs et d’aligner les tarifs des ports secs sur ceux des ports humides », selon le même responsable.

Le gouvernement a en outre décidé que l’investissement dans les ports secs soit réservé « exclusivement » aux entreprises portuaires publiques.

Ce responsable a expliqué que la décision de créer des ports secs a été prise par un conseil interministériel en 2009 uniquement pour désengorger le port d’Alger. « La décision a été prise de créer des ports secs uniquement à Alger, mais ces ports secs ont été multipliés même en dehors de la capitale », a-t-il déploré.

https://www.youtube.com/watch?v=ELclYCBhFyE

Ajouter un Commentaire

Les commentaires publiés n'expriment pas la position de MaritimeNews.
Cher lecteur et lectrice, les commentaires sont libres, sans contrôle apriori, alors
soyez responsable, exprimez vous sans citer les noms des personnes ou des organismes en cas de critiques.


Code de sécurité
Rafraîchir