Premier bilan satisfaisant du déploiement du télé-contrôle douanier à Tanger et Casablanca

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La nouvelle arme de la douane pour renforcer le contrôle et fluidifier le passage portuaire semble porter ses fruits. Le dispositif, déployé en 2024 par l’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII), vise à fluidifier les opérations portuaires, réduire les délais de traitement et renforcer la transparence au service des opérateurs économiques.

 

En août 2024, la Douane a inauguré son premier centre régional de télé-contrôle à Tanger. Quelques mois plus tard, un second centre a vu le jour à Casablanca, renforçant ainsi la capacité du Royaume à accompagner la croissance soutenue de ses flux portuaires.

Concrètement, le dispositif repose sur la centralisation des opérations de télé-contrôle des déclarations d’importation et de transit. Plutôt que d’imposer aux opérateurs des déplacements ou des procédures redondantes, les vérifications sont désormais réalisées à distance par des inspecteurs spécialisés.

L’objectif affiché est double : réduire les coûts logistiques pour les entreprises et optimiser les délais de traitement, tout en garantissant un meilleur niveau de traçabilité. Cette logique s’inscrit dans une démarche plus large de dématérialisation des formalités et de recours aux technologies pour renforcer l’efficacité des circuits douaniers.

Les premiers résultats donnent la mesure de l’impact attendu. En 2024, le nombre total de déclarations en douane a franchi pour la première fois le seuil des deux millions, enregistrant une progression de 7,1% par rapport à l’année précédente.

Malgré cette intensification des échanges, la Douane a réussi à réduire le délai moyen de dédouanement à 6h16, contre 7h42 en 2023. Mieux encore, 64% des déclarations ont obtenu leur mainlevée en moins de quatre heures, un gain de temps qui se traduit directement par une amélioration de la compétitivité des opérateurs.

Au-delà de l’innovation technologique, ce projet illustre aussi la volonté de la Douane marocaine de se mettre au diapason des évolutions mondiales. L’utilisation des outils numériques, la dématérialisation des processus et la centralisation des contrôles répondent à une exigence croissante des opérateurs : celle d’une administration efficace, rapide et capable de soutenir le dynamisme du commerce extérieur. Dans un contexte marqué par la concurrence accrue entre hubs logistiques régionaux, le Maroc cherche ainsi à consolider son attractivité en s’appuyant sur des réformes concrètes et mesurables.

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