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Sahara: la conserverie bretonne Chancerelle "choquée" par la plainte du Front Polisario

Pêche
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La conserverie bretonne Chancerelle s'est dite "profondément choquée" vendredi "des violentes attaques du Front Polisario" à son égard, après que le mouvement qui réclame l'indépendance du Sahara occidental eut porté plainte contre elle pour "colonisation par transfert de population".

"Chancerelle est profondément choquée des violentes attaques du Front Polisario et confirme la totale légalité des activités de sa filiale Belma à Agadir au Maroc", indique dans un communiqué le fabricant breton de conserves de poissons, disant "réfuter catégoriquement les accusations du Front Polisario".

L'entreprise ajoute avoir "le sentiment d'être un prétexte dans une affaire géopolitique en dehors de ses compétences" et dit étudier avec ses conseils la réponse à apporter à cette plainte déposée en milieu de semaine au Tribunal de grande instance de Paris.

Le Front Polisario a porté plainte contre la conserverie pour "colonisation par transfert de population" et "tromperie", selon des documents judiciaires consultés mercredi par l'AFP.

La plainte porte notamment "sur le transfert de population dans une zone occupée. C'est un crime de guerre", a expliqué à l'AFP mercredi l'avocat du mouvement Gilles Devers. Au Sahara occidental, Chancerelle "crée des emplois pour la population marocaine, pour une centaine de personnes, c'est du déplacement de population", a-t-il indiqué.

La plainte vise également, selon lui, la "complicité de financement de la colonisation par le Maroc et la discrimination économique, puisque c'est du poisson saharaoui et qu'on s'organise pour en faire du poisson marocain", ainsi que sur "tromperie sur l'origine du produit".

Selon l'avocat, "92% de la pêche marocaine se fait dans les eaux saharaouies" qui sont "pillées".

Le Maroc a pris, à partir de 1975, au départ du colonisateur espagnol, le contrôle de la majeure partie du Sahara occidental, étendue désertique dont il revendique la souveraineté. Le Polisario réclame un référendum d'autodétermination sur ce territoire, le seul en Afrique dont le statut post-colonial n'est pas réglé.

Le mouvement a multiplié récemment les offensives juridiques et judiciaires, notamment devant la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE).

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