La reprise du trafic sur le canal de Suez ne résout pas tout

Marine Marchande
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Les choses se sont finalement arrêtées le 29 mars après-midi dans le canal de Suez suite à l'échouement du méga porte-conteneurs MS Ever Given. Pour les assureurs, cet événement relance le débat sur les risques liés à ce type de navire.

Le pire n'est jamais sûr : alors que l'on pouvait craindre que le canal de Suez soit bloqué pendant plusieurs semaines suite à l'échouement du méga porte-conteneurs MS Ever Given, les choses ont finalement pris fin dans l'après-midi du 29 mars, après le dragage de 30'000 mètres cubes de sable et l'utilisation de 13 remorqueurs.

Le navire est maintenant inspecté dans une zone située à l'extérieur du canal et le trafic peut reprendre. Mais il faudra encore attendre la fin de la semaine pour faire passer les quelque 425 navires qui attendent sagement leur tour de part et d'autre du canal de 193,3 km.

Economies d'échelle

Quels seront les recours des chargeurs en matière d'assurance ? Selon CBES Morningstar, ils risquent d'être relativement limités, sauf pour les marchandises périssables.

"Généralement, les polices d'assurance ne couvrent pas les coûts de retard, qui nécessitent une couverture supplémentaire avec des primes distinctes.

Cela a été le cas pour la plupart des retards d'expédition depuis le début de la pandémie", indique l'agence de notation financière dans sa dernière étude sur le sujet.

Elle souligne également que les assurances cargo couvrant les retards ont souvent des franchises d'au moins sept jours...

Pour les assureurs, cet événement relance le débat sur les risques liés aux méga-navires, dont la capacité maximale est passée de 1.500 EVP en 1970 à plus de 24.000 EVP aujourd'hui, avec quatre fois moins d'équipage et seulement deux fois plus de lances à incendie.

"Ces navires génèrent des économies d'échelle pour les armateurs, mais aussi un coût disproportionné lorsque les choses tournent mal.

La gestion des incidents impliquant de grands navires, tels que les incendies, les échouements et les collisions, devient de plus en plus complexe et coûteuse", note Rahul Khanna, responsable mondial du conseil en risques maritimes chez Allianz Global Corporate & Specialty.

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