Colloque CEDA sur le sable de dragage: pour un partenariat public privé pour accompagner le développement du secteur

Science
Typography
Les différents intervenants au colloque organisé par la section Africaine de l'association internationale de dragage (CEDA) sous le thème: le sable de dragage comme une alternative pour le développement durable, ont appelé à la nécessité d'un contrat programme entre le Gouvernement et les professionnels pour permettre une meilleure compétitivité et développement du secteur.
Le sable de dragage génère aujourd'hui des recettes régulières au trésor estimées à 200 Millions dhs entre 2012 et 2014, alors qu'il ne représente que 5% du sable commercialisé dans le Royaume, dont les besoins atteignent plus de 45 millions de m3 annuellement. 
 
Le processus de contrôle et vérification des quantités de sable de dragage qui sont extraites des différents sites autorisés est complètement verrouillé, notamment grâce au contrôle des agents du ministère de l'équipement, du transport et de la logistique sur site, les relevés périodiques ainsi que le contrôle sur la route du poids du sable évacué par camions par les agents du ministère. 
 
Cette organisation fait aujourd'hui du sable de dragage l'alternative la mieux encadrée par les autorités pour lutter contre le pillage anarchique du sable des dunes et des plages du Royaume et satisfaire aux besoins des différents chantiers de construction des infrastructures de base comme les routes, le logement social ou les hôpitaux. 
 
Néanmoins, l'absence d'un cadre législatif, qui va bientôt être comblée avec la prochaine adoption par la chambre des conseillers de la loi 27-13  sur les carrières et d'une fiscalité incitative, plus de 50% du prix de vente du sable de dragage est composé de taxes et redevances à l'état, n'encourage pas au développement de cette industrie fortement capitalistique.
 
Le Conseil économique, social et environnemental qui a été saisi pour un avis sur la loi 27-13 a appelé pour palier à ces différentes insuffisances, à la nécessité d'adopter une feuille déroute global pour le secteur. 
 
D'où la proposition d'un contrat programme entre le gouvernement et les professionnels du secteur, en tout cas le Directeur de la Direction des Ports et du Domaine Public Maritime Mr Moha HAMMAOUI qui a présidé avec brio le panel consacré à ce sujet, a pris acte de la proposition. 

Ajouter un Commentaire

Les commentaires publiés n'expriment pas la position de MaritimeNews.
Cher lecteur et lectrice, les commentaires sont libres, sans contrôle apriori, alors
soyez responsable, exprimez vous sans citer les noms des personnes ou des organismes en cas de critiques.


Code de sécurité
Rafraîchir