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Les résultats satisfaisants du projet GIZC incitent à accomplir des projets similaires dans d’autres régions

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Rabat – Les résultats satisfaisants obtenus grâce au projet Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) incitent à accomplir des projets similaires dans d’autres régions le long des côtes nationales, a souligné, mardi à Rabat, la secrétaire d’État chargée du Développement durable, Nezha El Ouafi.

 « Le projet a eu des impacts positifs, concrets et palpables dans l’immédiat et d’autres sont attendus à moyen et long termes, et qui ont contribué directement et indirectement à améliorer la qualité de vie des femmes et les revenus des pêcheurs et des agriculteurs membres des associations bénéficiaires », a souligné Mme El Ouafi, lors de la clôture d’un atelier sur le projet pilote mis en œuvre par le secrétariat d’État, avec l’appui financier du Fonds pour l’Environnement Mondial et le soutien de la Banque Mondiale comme agence d’exécution.

Elle a également fait savoir que parmi les premiers résultats des impacts directs, figurent 575 bénéficiaires directs dont 135 femmes, 259 emplois permanents créés et 426 emplois occasionnels avec une augmentation des revenus des secteurs de la pêche (de 20 à 25%), de l’apiculture (de 25 à 30%), de l’agriculture (de 20 à 25%) et de l’écotourisme (de 50 à 70%).

La secrétaire d’État a aussi relevé que cet atelier a été l’occasion de sensibiliser les représentants des neuf régions littorales à l’efficacité de l’approche GIZC et à l’importance environnementale, sociale et économique de ce projet afin de le voir dupliquer dans d’autres zones côtières du Royaume.

« Cette rencontre a été également une opportunité d’informer sur le projet et ses résultats, de mieux comprendre cette approche qui doit être renforcée en harmonie avec les données de la loi sur le littoral, approuvée par notre pays en 2016 et qui énonce les principes fondamentaux et les règles de base pour une gestion intégrée et durable du littoral qui seront formalisés dans le cadre du Plan National du littoral qui est en cours de réalisation », a-t-elle affirmé.

« Afin d’améliorer la gestion de ces zones, qui constituent un système environnemental sensible, une législation appropriée doit être mise en place et une participation efficace et responsable des différents acteurs est indispensable », a insisté la ministre, notant que la GIZC permet de concilier les défis et les intérêts potentiels et d’atténuer l’impact des différentes politiques sectorielles sur cet environnement.

Pour sa part, la Directrice de la Banque mondiale du Département Maghreb et Malte, Moyen-Orient et Afrique du Nord, Marie Françoise Marie-Nelly, a indiqué que le Maroc dispose d’un littoral maritime très important, nécessitant l’adoption d’une bonne approche de gouvernance et d’utilisation des ressources maritimes et naturelles.

« Il faut bénéficier de ce positionnement stratégique pour tirer profit sur le plan socio-économique », a ajouté Mme Marie-Nelly, soulignant la contribution de la banque mondiale dans la réflexion sur la loi sur le littoral qui a été adoptée en 2015 et qui constitue un outil juridique très important pour le pays, afin d’assurer la préservation des ressources naturelles halieutiques.

La banque a également placé l’intégration de la dimension de protection du littoral dans ses politiques sectorielles, à travers le projet GIZC qui se trouve « au milieu de tout cet arsenal », a ajouté Mme Marie-Nelly, faisant remarquer que l’intégration de la population locale, des institutions locales et nationales ont eu un impact positif sur la protection des sites naturels, la réhabilitation et le drainage de la flore et de la faune et sur la mise en place de plusieurs autres initiatives, notamment la production du miel, l’aquaculture, la restauration de verger olivier.

Axé sur des approches pilotes, le projet a défini la région de l’Oriental comme zone d’actions couvrant les principaux domaines, choisis comme prioritaires en concertation avec la population et les autorités locales. Il permettra la conservation des eaux et des sols, à travers la plantation d’arbres fruitiers, la restauration des écosystèmes des zones humides, la gestion des pêches et de l’aquaculture et le développement de l’écotourisme.

Le projet s’assigne pour objectif l’exploration de méthodes innovantes et de mesures de développement durable des zones côtières dans le contexte du changement climatique, le renforcement des capacités des institutions gouvernementales et des acteurs locaux en matière d’approche, ainsi que l’accélération de la croissance et de la création d’emplois, outre la réduction des disparités sociales.

Par ailleurs, le protocole relatif à la gestion intégrée des zones côtières en Méditerranée, signé et ratifié par le Maroc, constitue le premier instrument juridique de référence visant spécifiquement la gestion des zones côtières.

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