La formation, ma nouvelle aventure

Edito
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Si tout le monde a pointé du doigt la gestion du secteur du transport maritime comme la principale défaillance ayant conduit à la faillite du pavillon marocain, aujourd’hui, force est de reconnaître que nous souffrons d’un manque flagrant de compétences en nombre suffisants pour répondre aux besoins du secteur.

Alors que des métiers nouveaux émergent dans le secteur du transport maritime surtout avec son intégration dans la chaîne logistique globale, malheureusement au Maroc, nous sommes entrain non seulement  de perdre des compétences dans des métiers comme l’affrètement ou la gestion des navires du fait du non renouvellement générationnel ou la disparition de nos compagnies maritimes mais nous sommes également entrain de rater des opportunités dans de nouveaux métiers comme le freight forwarding alors que nous pouvons développer des avantages comparatifs certains dans ces domaines.

La formation maritime qui est restée longtemps cantonnée à celle du personnel navigant : officiers et subalternes, ne s’est pas diversifiée à travers une offre qui réponde aux nouveaux besoins du marché. Ainsi, nos docteurs en droit maritime peuvent se compter sur le bout des doigts, alors que nos experts en transport maritime sont atteints par la limite d’âge, sans relève qui puisse assurer la continuité.

C’est conscient de son constat amer que je m’engage aujourd’hui dans une nouvelle aventure. La formation maritime, un rêve que je caressais depuis longtemps est devenu aujourd’hui réalité. Ainsi, en partenariat avec l’Université d’Aix Marseille et l’Institut Supérieur du Transport et la Logistique (ISTL) de Casablanca dés la prochaine rentrée académique 2013-2014, je superviserais un cycle de formation en management du transport maritime et portuaire.

L’ambition est d’en faire une formation d’excellence pour les décideurs du secteur du transport maritime et portuaire de demain. Cette nouvelle contribution ne sera pas certainement la dernière, car aujourd’hui, au-delà du constat de notre échec, c’est vers nos nouvelles perspectives d’avenir que nous devons nous tourner.  

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