Découverte au Maroc du premier Dinosaure aquatique connu au Monde

Science
Typography

Une équipe internationale de paléontologues composée de chercheurs de l’Université Hassan II de Casablanca (Maroc), de l’Université de Mercy (USA), de l’Université de Portsmouth (Angleterre) et du Muséum des Sciences naturelles de Milan (Italie), viennent de dévoiler une étude qui contient des preuves tangibles du premier dinosaure aquatique connu au Monde. Il s’agit en effet d’un Spinosaurus aegyptiacus, un théropode massif de 13 mètres de long qui vivait au Sud-Est du Maroc, il y a environ 95 millions d’années.

«Les résultats de cette découverte sensationnelle ont fait l’objet d’une publication dans le dernier numéro (29 avril 2020) de la prestigieuse revue scientifique « Nature » et d’un documentaire sur le site web de National Geographic Magazine », indique un communiqué de l’Université.

Intitulé «Locomotion aquatique propulsée par la queue chez un dinosaure théropode», l’article est disponible à l'URL suivante : https://www.nature.com/articles/s41586-020-2190-3 

Découvert, dans la région d’Erfoud, le premier Dinosaure aquatique connu au monde qui vivait dans la période du Crétacé, il y a environ 100 millions d’années est la première découverte de restes crâniens et postcrâniens associés de dinosaure après près de 70 ans de travail paléontologique dans la région, explique l’université. « Ces chercheurs fournissent les preuves les plus convaincantes à ce jour à propos d’un dinosaure en mesure de vivre et de chasser dans un environnement aquatique », ajoute le communiqué.

Ce dinosaure très particulier, Spinosaurus aegyptiacus, avait une longue queue de forme inattendue et unique composée d'épines neurales extrêmement hautes et de chevrons allongés formant un grand organe flexible en forme de nageoire capable de grande ondulation latérale.

La découverte du squelette de Spinosaure vient s'ajouter aux nombreuses trouvailles paléontologiques effectuées par une équipe internationale qui travaille dans la région des Kem Kem depuis 2007 sous la coordination du Dr Nizar Ibrahim de l’université de Mercy aux USA, et des professeurs Samir Zouhri de l’université Hassan II de Casablanca (Faculté des sciences Aïn Chock) et David Martill de l’université de Portsmouth en Angleterre. D’autres chercheurs d’horizons différents et de spécialités diverses ont participé à ces recherches. Un inventaire des principaux résultats des travaux géologiques et paléontologiques réalisés pendant ces années vient d’être publié par la revue Zookeys.

"Les fossiles du Spinosaure ainsi récoltés dans le gisement de Zrigat ont d’abord fait l’objet d’un minutieux travail de consolidation et de restauration avant de faire l’objet d’une étude multidisciplinaire. Le travail de restauration consiste à corriger les déformations post-mortem et diagénétiques et relier les différents éléments du squelette entre eux en fonction de leur interprétation morpho-fonctionnelle. La restauration exige des connaissances précises de l'anatomie du squelette des dinosaures et en l’occurrence dans ce cas du Spinosaurus et de ses proportions corporelles dont en particulier sa queue inhabituelle. Une fois restaurés, les éléments squelettiques les plus intéressants pour l’étude ont fait l’objet de la photogrammétrie pour obtenir des modèles 3D de ces ossements", note le communiqué.

Ajouter un Commentaire

Les commentaires publiés n'expriment pas la position de MaritimeNews.
Cher lecteur et lectrice, les commentaires sont libres, sans contrôle apriori, alors
soyez responsable, exprimez vous sans citer les noms des personnes ou des organismes en cas de critiques.


Code de sécurité
Rafraîchir