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Yacht Club du Maroc : ou l’avenir du Titanic?

Sport Nautique
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Dans les années 60, des passionnés de mer se sont rassemblés dans le cadre d’une association pour créer le club Yacht Club du Maroc. Cette association avait comme but statutaire « de procurer à ses membres les moyens de pratiquer les sports de la voile et les sports nautiques, de faciliter la vie au bord de la mer, de créer, entre les membres des liens de solidarité …, d’organiser des croisières, régates et toutes autres compétitions… et de favoriser le développement de ces sports » (pièce 1).

Un nom prestigieux Yacht Club du Maroc associé à un office national 

Le Yacht Club du Maroc avait conclu en février 1987 une convention pour 30 ans  avec l’ex  ODEP Office D’Exploitation des Ports devenu aujourd’hui  A.N.P. Agence National des Ports  pour l’aider à développer les activités sportives nautiques en lui autorisant à utiliser ses locaux et ses annexes du club faisant partie du domaine publique. Dans l’art 6 de ce protocole, il était précisé qu’il ne serait réclamé à l’Y.C.M. aucune indemnité aux titres de la rémunération des investissements réalisés et du loyer d’occupation par l’Y.C.M du local et de ses annexes (pièce 2)                                                               

Aujourd’hui ces mises à disposition gratuites de locaux  et annexes sont devenues un début de petite marina et un club House avec 2 restaurants, piscine, salle de sport et surtout de véritables activités commerciales lucratives de restauration, d’organisation de séminaires et d’événementiels.(activités contraires au but non lucratif de toute association).

Les années ont passées et en ce début d’année, le protocole est devenu caduque en mars 2017 et en plus les dirigeants semblent ne donner plus de signe de vie!

 Aujourd’hui : y a-t-il encore un pilote sur le Bateau Y.C.M. ?

- Plus de nouvelle sur un éventuel nouveau protocole ou des appels d’offres comme l’exigerait la réglementation en matière d’octroi de concessions de domaines publique.

- Plus de renouvellement de personnel dont certains sont retraités depuis plus de 10 ans, ce qui entraine un manque d’efficience dans la direction des activités de ce club.

- Plus d’entretien sérieux des équipements de la marina comme la sécurité l’exigerait dans un port aussi sensible qu’est celui de Mohammedia

- Plus de réunions du comité directeur tenus conformément aux statuts du club et à la loi sur les associations entrainant ainsi de nombreux disfonctionnement dans la sécurité et dans les finances. 

- Plus d’assemblées générales  depuis celle de l’année 2015, dont son P.V , déposé hors délais légal, a fait ressortir à  la plus grande surprise des membres , une provision de 1 millions de Drh sur des cotisations impayées ; provision votée irrégulièrement car non inscrite à l’ordre du jour de l’A.G. (piéce 3)

- Plus aucun respect des obligations légales en matière d’association qui entraine de ce fait   l’inexistence  de Présidence légitime pour assurer et assumer les responsabilités de club.             

Un besoin urgent d’une nouvelle gouvernance transparente 

Ces états de fait et ces carences  ont entrainé l’aggravation des nombreux problèmes administratifs, judiciaires et de fonctionnement contraire aux statuts de l’association ; ces problèmes, semblerait il d’après certains membres informés, être  liés à  des pratiques de gestion approximative et associées à un manque de transparence  en matière de décisions et de comptes.

Un besoin de réglementation précise dans la gouvernance des associations au Maroc 

Cet exemple du Yacht Club du Maroc illustre des défaillances bien réelles et hélas trop souvent bien présentes dans le monde associatif au Maroc. Si nous pouvons nous réjouir que dans notre Pays, il y a pléthore d’associations, on doit hélas déplorer qu’en matière de réglementation sur la gouvernance associative, il y a très un déficit énorme à combler.

Ce déficit de réglementation pour permettre une bonne gouvernance associative doit être compensé rapidement afin de pouvoir accompagner et maintenir pérennes toutes initiatives associatives ; ce type d’initiatives issues de la société civile, doit pouvoir participer pleinement au développement humain, social et économique, dont notre pays ne peut se permettre de se passer.

Sources info :

  • pièce 1 Statuts Y.C.M. mars 1960.                                       
  • pièce 2 Protocole O.D.E.P. / Y.C.M. février 1987
  • pièce 3 Assemblée Générale année 2015
  • Blog d’info des membres YCM Transparence sur Worldpress.com

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