Jeu, Set et Match…..

Edito
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Il semblerait bien que même le dragage des ports, activité pourtant nationale par essence, n’échappera pas à la crise du secteur maritime national.

 

La politique de l’open Sea qui a jusque là emportée plus de 90% de notre flotte marchande (il ne reste plus que 7 navires actifs au lieu de 44), et les joyaux des compagnies maritimes nationales (COMANAV, COMARIT, IMTC et bientôt probablement DRAPOR), semble aujourd’hui vouloir atteindre même nos eaux qu’on considérait jusque là comme territoriales.

Ainsi, aujourd’hui c’est la flotte et l’activité de servitude au Maroc qui semble être visée. Après l’épisode du Silver à Tan Tan ou on a été obligé de faire appel à des remorqueurs espagnols,  cette fois-ci, c’est à une société de dragage Italienne qu’on ouvre grand nos ports et pour trois années SVP.

Il est certain que demain, ce sera le tour au pilotage maritime d’être également dans le collimateur. En s’attaquant aux métiers auxiliaires du transport maritime, il semblerait qu’on cherche bel et bien à effacer toutes les compétences et l’expertise marocaine dans le secteur du transport maritime.

Les agents maritimes consignataires de navires, commencent eux aussi à sentir aujourd’hui le vent souffler à partir du Nord. Un effet Domino, qui atteindra certainement la manutention portuaire, ou Marsa Maroc semble en bonne position, pour changer non seulement d’actionnariat, mais à plus long terme également de pavillon.

Ce que le Maroc a pu construire en plus d’un siècle d’histoire dans le maritime, se retrouve aujourd’hui détruit en moins d’une décennie. L’équipe qui a été derrière ce beau succès doit aujourd’hui fêter en grande pompe sa victoire, pour ma part, je ne peux en tant que marin que reconnaitre cette cuisante défaite. 

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