La consignation maritime, un monopole en moins : Ruée sur le nouveau cahier des charges

Marine Marchande
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Rien que depuis sa mise en ligne sur notre portail le 22 février, le nouveau cahier des charges fixant les conditions d’exercice de l’activité de consignation/ou d’agence maritime a été téléchargé plus de 62 fois.

Ainsi, plusieurs opérateurs nouveaux et anciens se bousculent au portillon, pour décrocher le fameux sésame. Selon des sources bien informées de la profession, à ce jour l’autorisation d’exercice a été délivrée à au moins 10 opérateurs, dont la moitié d’entre eux était déjà en activité, mais qui faute d’autorisation d’exercice, opéraient à travers d’autres agents consignataires de la place.

 

Aujourd’hui, plusieurs grands noms du shipping comme Grimaldi, Arkas ou Tarros ont commencé à opérer pour leur propre compte l’activité de consignation de navires qu’ils sous-traitaient avant. Cette arrivée en force de nouveaux entrants, risque certainement de bousculer des positions bien établies dans la profession.        .

Mais selon le président de l’APRAM, Mr A.MANTRACH, la nouvelle version du cahier des charges, qui a été élaborée en concertation entre les professionnels et le Ministère de l’Equipement et du Transport, permet aujourd’hui un accès à la profession selon des critères clairs, loin de toute logique de monopole.

En effet, pour prétendre à l’autorisation d’exercice de l’activité, le permissionnaire doit disposer d’un certain niveau d’études et d’une surface financière importante, ce qui permettra d’éviter tout risque d’inflation dans le nombre de nouveaux operateurs entrants.

Néanmoins, pour éviter toute pratique de dumping qui pourrait nuire à l’équilibre du marché, l’APRAM a déjà proposé à la tutelle la création d’une commission conjointe de régulation. Celle-ci devrait proposer les garde-fous nécessaires pour la préservation des intérêts de la profession et du Maroc dans cette activité, surtout en termes de recettes en devises.

L’APRAM, a d’ailleurs déjà initié un travail dans ce sens avec l’office des changes, qui s’apprête à produire une nouvelle circulaire pour la clarification des prestations qui sont générées du fait de l’escale d’un navire dans un port marocain et dont les revenus devront être domiciliés au Maroc.

En tout cas, les opérateurs ont jusqu’au mois d’avril pour se conformer aux nouvelles dispositions du cahier des charges, qui est devenu obligatoire pour tous.

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