Plaidoyer à Tanger pour un nouveau modèle pédagogique et de gouvernance de la formation maritime au Maroc

Formation et Réglementation
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Tanger - Le rôle de l’innovation, de la formation et du développement des compétences dans la construction de l’avenir du secteur maritime au Maroc a été débattu, vendredi à Tanger, lors d’un panel tenu dans le cadre des travaux des 1ères Assises maritimes nationales.

Les intervenants lors de ce panel, organisé sous le thème "Les challenges de l’innovation et la formation des talents", ont dans ce sens mis en avant l’importance d’anticiper les besoins futurs en compétences maritimes et de moderniser les dispositifs de formation afin de préparer une nouvelle génération de talents capables d’accompagner les ambitions maritimes du Royaume.

Ils ont souligné l’importance de renforcer l’attractivité des métiers de la mer auprès des jeunes générations et d’améliorer les conditions de gestion et d’accompagnement des gens de mer, appelant aussi à consolider les passerelles entre les établissements de formation et les opérateurs économiques afin de favoriser une meilleure adéquation entre les compétences formées et les besoins du marché.

Les panélistes ont, en outre, évoqué l’émergence de nouveaux métiers liés à la digitalisation, aux technologies intelligentes, à la cybersécurité maritime et aux transitions énergétiques dans le transport maritime et les activités portuaires, insistant sur le rôle central de la recherche scientifique, de l’innovation technologique et des partenariats public-privé dans le développement d’un écosystème maritime national compétitif, durable et tourné vers l’avenir.

Dans une déclaration à la MAP, la vice-présidente de l’Organisation maritime internationale (OMI), Amane Fethallah, a expliqué que la formation maritime est régie par des conventions internationales, notamment la STCW "Standards of Training, Certification, and Watchkeeping", qui impose des normes pour la formation du personnel navigant.

Elle a fait savoir, dans ce sens, qu’au niveau national, le Royaume est doté d’un Institut supérieur des études maritimes (ISEM) qui adopte des outils de simulation des "plus performants" du monde et offre une formation de "grande qualité", permettant au personnel navigant de contribuer à l’échelle nationale et internationale.

Le directeur des études et de la recherche scientifique de l'ISEM, Aïssa Benazzouz, a, pour sa part, relevé que l’Institut contribue activement à la renaissance du domaine maritime, notant que cet établissement s'impose aujourd'hui comme l'institution phare de la marine marchande capable de former les futurs talents indispensables à la transformation du secteur.

Benazzouz a, par ailleurs, mis en avant l’importance de créer une grande institution nationale de formation sous la forme d'une Université Maritime à vocation africaine, qui permettrait de répondre aux besoins en compétences aux niveaux national et international.

Cette session a connu la participation du Colonel Yassine Kamar de la Marine Royale, du directeur de la formation au Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime, Mhamed Hmamou, du représentant du département de la Formation professionnelle, Abdelkrim Bouziane, du chef de la division des Gens de mer à la direction de la Marine marchande, Yassine Geanah, ainsi que du président de l’Association des armateurs marocains, Mohamed Jaouadi.

Cette rencontre a permis de réaffirmer que le capital humain constitue un levier essentiel pour accompagner la transformation du secteur maritime marocain et consolider la position du Royaume en tant que plateforme maritime régionale et internationale de référence.

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