La Direction de la Marine Marchande résistera-t-elle aux pressions des armateurs étrangers ?

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altDepuis le début de la crise des armateurs nationaux, le scénario catastrophe tant redouté était de voir l’autorité de tutelle restée insensible au sort du secteur maritime et cet ultime appel de détresse.

Deux mois plus tard, il semblerait que les choses n’avancent pas et tournent plutôt au drame humain avec une situation déplorable de centaines de marins bloqués à Sète et Algésiras. A côté de cela, les grandes manœuvres des armateurs étrangers pour combler le vide laissé par l’arrêt de la flotte nationale ont déjà commencé.

Ainsi, le PDG du groupe italien GNV annonce déjà la couleur lors d’un entretien avec le site YABLADI, ou il décrète d’une manière confiante que la Direction Marine Marchande n’a de choix que d’accepter  la demande d’ouverture de la ligne maritime entre Tanger et Sète déposée par sa compagnie maritime.

Cette décision, si elle est entérinée par la Direction de la Marine Marchande sera sans nul doute l’acte final de la mise à mort du pavillon marocain, dont les avantages sont dépouillés les uns après les autres. Il est vrai que par ces temps de crise en Europe, participer autant que marocain à la création d’emplois nouveaux en Italie au dépend des emplois de nos marins sera apprécié à sa juste valeur par une Europe qui a mal digéré l’installation d’une usine Renault hors de ses frontières.

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