Edito: La normalisation de Tanger Med

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altSerait-ce la fin de l’exception Tanger Med ? Tout porte à le croire, désormais le mythe Tanger Med et toute la sacralité qui l’entourait semble s’être estompée avec le temps. La TMSA, qui était considérée comme un Etat dans l’Etat, a été rattrapée par le temps, a tel point qu’en deux ans (2010-2012) elle a vu défiler trois présidents de directoire et deux présidents de conseil de surveillance.

Le dernier signe de cette normalisation, la nomination sans grande fanfare d’une nouvelle présidente du directoire de TMSA -dont la compétence n’est pas remise en cause- issue de la traditionnelle administration publique, et dont jusque là, la gouvernance de l’Agence semblait s’être inscrite en total rupture. Le président du directoire de l’Agence qui était nommé par Dahir Royal ne  l’est plus, sa cooptation se fait désormais soit par le conseil d’administration ou par le ministre de tutelle.

Le récent scandale de corruption qui a impliqué plusieurs éléments de la sûreté et de la douane aux différents postes frontières du Royaume, dont le port Tanger Med à passagers, ainsi que la désorganisation qui a caractérisé par moment l’opération de Transit de nos RME pendant les périodes de grandes affluences, ont entaché également l’image de Tanger Med, qui représentait une vitrine du Maroc Nouveau.

L’éclatement de l’affaire « COMANAV » et l’arrestation de plusieurs hauts responsables et des syndicalistes soupçonnés d’avoir commandités des grèves à répétitions au niveau des terminaux du port à conteneur de Tanger Med I, a détérioré également la confiance des lignes maritimes dans le port.

Après l’euphorie du début, l’ambition Tanger Med semble aujourd’hui rattrapée par la dure réalité marocaine, mais malgré les crises de l’instant, l’exception du projet semble être la plus grande garantie de la continuité de sa réussite dans l’avenir.

El Mostafa FAKHIR

Directeur de Publication

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