Oui nous sommes défaits, mais nous ne sommes pas vaincus pour autant

Edito
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Aujourd’hui il faut le reconnaitre, le secteur du transport maritime national a faillit. Les fleurons de notre pavillon ont tour à tour quitté la scène : MARPHOCEAN, LIMADET, COMANAV, COMARIT, COMANAV FERRY, IMTC. D’une flotte qui comptait 66 navires en 1987, on est tombé à 4 navires encore en activité aujourd’hui.

 

 Alors, que les navires battant pavillon étranger devaient demander un droit de passage inoffensif lorsque ceux-ci longeaient la côte marocaine,  aujourd’hui c’est au Royaume de réclamer un droit de passage inoffensif aux armateurs étrangers, qui sont devenus dans les faits les maîtres de son trafic maritime.

La responsabilité de ce chaos, nous en sommes tous responsables, les uns autant que les autres. Il n’est pas question aujourd’hui de jeter la pierre à un tel ou un tel, l’échec est collectif, c’est celui de toute la nation.

La solution ? Malheureusement, celle-ci n’existe pas pour le moment. Ni nos décideurs publics, ni notre secteur privé ne sont capables d’être assez imaginatifs pour élaborer des alternatives crédibles. Seul espoir au tableau, c’est cette jeune garde qui est entrain aujourd’hui d’émerger en silence. Cette nouvelle élite pour réussir, ne devra plus reproduire les erreurs de ses ainés. La division et la lutte pour le leadership devront être des attitudes à proscrire. C’est seulement à cet instant, qu’elle pourra espérer de nouveau reconstruire ce qui a été brisé.

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