Réponse à la presse suite à l'échouement du navire marocain SILVER à l'avant-port de Tan-Tan

Sécurité Maritime
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En réponse aux articles parus dans la presse suite à l'échouement du navire marocain SILVER à l'avant-port de Tan-tan qui ont pointé du doigt le Maroc pour manque de moyens humains et matériels pour faire face aux catastrophes environnementales et qui ont préconisé un accord entre le Maroc et l'Espagne pour mieux lutter contre la pollution due aux hydrocarbures, le Ministère a jugé nécessaire de partager les éléments suivants avec l'opinion publique :

 

Le Maroc dispose d'un Plan d'Urgence National pour la lutte contre la pollution accidentelle institué par le décret n°2-95-717 du 10 rejeb 1417 (22.11.1996) relatif à la préparation et à la lutte contre les pollutions marines accidentelles. La coordination en ce domaine a été confiée à l'autorité gouvernementale chargée de l'environnement. Un arrêté du premier ministre n°3-3-00 du 17 joumada I 1424 (16.07.32003) a été pris pour application des dispositions dudit décret.

Dans ce cadre un recensement des moyens de lutte contre la pollution dont dispose notre pays a été effectué et est mis à la disposition des autorités opérationnelles (la Marine Royale en mer et la Protection Civile au niveau de la côte). De même des exercices de simulation sont organisés tous les 2 ans. Le dernier a eu lieu en juin 2012 au port de Jorf Lasfar.

En matière de coopération régionale, le Maroc et l'Espagne sont déjà liés par un accord bilatéral signé le 6 février 1996 en mattière de lutte contre la pollution et du sauvetage de la vie humaine en mer. Conformément à son article 2, cet accord peut être déclanché par les directeurs de la marine marchande respectifs des 2 pays.

Eu égard à l'échouement du navire battant pavillon marocain SILVER, il n'y a paseu de pollution du milieu marin pour déclencher le plan d'urgence national. Toutefois, du matériel de lutte contre la pollution a été déplacé au port de Tan Tan en cas de nécessité. Par ailleurs, l'armateur et ses assureurs ont engagé une société spécialisée en matière d'assistance maritime.

Etant donné qu'aucune pollution n'a été enregistrée et que la vie humaine n'était pas menacée, il n'était pas nécessaire d'activer l'accord susvisé.

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