Incroyable mais vrai, la Direction de la Marine Marchande perd le Nord

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Le navire d’Intershipping ADRIATICA I à quai interdit de navigation alors que la navire d’Acciona opère sans contraintes Au moment, où l’on croyait que les pouvoirs publics faute d’un réel soutien aux operateurs du transport maritime marocains existants, allait au moins favoriser l’émergence de nouveaux acteurs, c’est tout le contraire qui est entrain d’être mis en œuvre.

Ainsi, la compagnie maritime de droit marocain Intershipping, dont la création a été encouragée pour se substituer au défaut de la COMARIT/COMANAV FERRY, semble elle aussi faire l’objet aujourd’hui de la politique de l’approximation du Ministère de l’équipement et du transport.

La Direction de la Marine Marchande, vient en effet de refuser l’exploitation du navire ADRIATICA I pourtant armé par un équipage marocain et affrété depuis des mois sur la ligne Tanger Med/Algesiras. La cause de ce refus est le dépassement de l’âge maximum de 21 ans requis lors de la première mise en exploitation prévu par le fameux cahier des charges sur le transport mixte et à passagers.

Pourtant l’ADRIATICA I est de loin d’être le plus âgé de toute la flotte opérant actuellement sur le Detroit. Ainsi, si cette règle devait s’appliquer à d’autres navires ce sont les 2/3 de la flotte d’Acciona qui seraient mis  à l’arrêt (4 navires sur 6). Mais en ces temps de crise, le Gouvernement espagnol laisserait-il le Gouvernement Marocain mettre à mal un de ses armateurs ?  

Avec un pavillon marocain non compétitif sur le plan fiscal, un Code du commerce maritime datant de 1919, une retenue à la source de 10% sur les affrètements appliquée uniquement aux opérateurs marocains,  un cahier des charges sur le transport à passagers rédigé avec des dispositions pour créer plus de problèmes qu’il n’en résout, quel entrepreneur censé viendrait investir son argent en ces temps de crise dans le secteur maritime national?

Quant à Notre Gouvernement et son administration, on se demande si après toutes ces faillites et ces crises est ce qu’ils ont compris quelque chose à ce Maritime ? Mais la question qui mérite surtout d'être posée et quel signal envoi nos autorités maritimes, aux espagnols quand elle est la première à  mettre à genou les opérateurs marocains?

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