La région marocaine de Beni Mellal-Khenifra se félicite de l'essor de la pisciculture

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La région de Beni Mellal-Khenifra, au centre du Maroc, récolte les fruits d'un secteur de la pêche florissant, l'agriculture traditionnelle subissant les effets de la sécheresse.

La région est en passe de devenir un centre d'aquaculture marocain qui améliorera la production de produits de la pêche dans la région.

L'industrie de la pisciculture en pleine croissance soutient également les méthodes agricoles traditionnelles dans la région.

Les carpes asiatiques élevées dans les fermes piscicoles consomment des plantes nuisibles dans l'eau qui sert à irriguer les champs. En luttant contre l'eutrophisation de l'eau d'irrigation, la pisciculture contribue à assurer une meilleure qualité de l'eau d'irrigation et à lutter contre la prolifération des macrophytes dans les canaux d'irrigation.

Les agriculteurs de la région de Beni Mellal-Khenifra considèrent la pisciculture comme l'un des secteurs les plus bénéfiques pour le nettoyage des barrages et des réservoirs d'eau, explique la source. Cette pratique soutient les systèmes d'irrigation locaux et fournit une meilleure eau pour le bétail.

Déployer la carpe asiatique dans la lutte contre les plantes nuisibles

L'Asmak Nile Company de Beni Mellal est l'une des entreprises les plus actives dans la production de carpes asiatiques dans la région.

Avec 25 étangs de reproduction au total, la société produit annuellement 60 tonnes de tilapia pour la consommation humaine et 2 millions de carpes asiatiques pour nettoyer les bassins d'irrigation.

Le directeur technique d'Asmak Nil, Rabii Souilem, a expliqué que la société produit des carpes asiatiques dans le but de nettoyer les réservoirs des barrages. Le nettoyage des réservoirs permet non seulement d'améliorer la qualité de l'eau pour l'irrigation, mais aussi de favoriser la production de tilapia.

Souilem a ajouté que la pisciculture, en particulier celle du tilapia, profite à la population de Beni Mellal car le poisson est riche en vitamine B, en vitamine D, en sélénium et en phosphore.

L'aquaculture au Maroc

L'aquaculture au Maroc remonte à 1956, lorsqu'un ostréiculteur français a créé le premier parc ostréicole à Oualidia, à 176 kilomètres de Casablanca. Depuis lors, le Maroc a investi de plus en plus dans son secteur aquacole.

Le 7 février 2020, le roi Mohammed VI a inauguré un nouveau quai de pêche à Imourane, près d'Agadir. Un projet similaire a également bénéficié à la ville de Gourizim, près de Tiznit dans la région du Souss-Massa. La région compte actuellement 24 projets d'aquaculture en développement, notamment la conchyliculture à Imi Ouaddar, Imsouane et Tifnit, et la culture d'algues à Sidi Rbat.

En mai, les Pays-Bas et la Norvège ont contribué à hauteur de 2,5 millions de dollars à un projet d'aquaculture lancé par le Maroc le 30 avril pour promouvoir l'industrie piscicole du pays.

Région enclavée, Beni Mellal-Khenifra est l'un des rares centres de pisciculture à ne pas se trouver le long de la côte marocaine. Toutefois, la situation géographique de la région rend particulièrement important un secteur aquacole florissant. Comme le Maroc souffre de la sécheresse et du faible taux de remplissage des barrages, il est crucial de veiller à ce que les canaux d'irrigation apportent de l'eau fraîche et propre aux champs de culture.

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